L'Eure Agricole Et Rurale 31 juillet 2014 à 08h00 | Par F. Carbonell

L’ effarouchement comme première étape...

Au petit matin de ce mardi 29 juillet, à la ferme des Noés aux Baux-de-Breteuil, une battue d’effarouchement a été organisée pour repousser du gros gibier, destructeur de cultures.

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7h 30  mardi à la ferme des Noés des Baux-de-Breteuil. Bernard Gerlach, l’agriculteur, reçoit un à un les visiteurs du petit matin. Des « effaroucheurs » appelés par le lieutenant de louveterie du secteur, Claude Haye, pour une battue sans arme dans les cultures de l’intéressé.

Ce dernier ne cache pas sa lassitude face aux dégâts à répétition qu’occasionnent les gros gibiers sur son exploitation. « Il y a pratiquement trois semaines de cela, je me suis aperçu de nouveaux passages d’animaux.Et quand nous avons battu le colza, une trentaine de sangliers étaient encore dans la culture. Et voilà qu’ils ressortent au moment de la récolte. C’est pourquoi, j’ai interpellé la DDTM et j’ai aussi appelé Claude Haye, le lieutenant de louveterie du secteur, afin qu’il vienne constater la situation. Des tirs de nuit ont été effectués mais ce n’est pas suffisant... »

Une situation particulière
De fait, avant le lancement de la battue d’effarouchement, Claude Haye décrit la situation aux volontaires du jour...« Comme vous avez pu le constater ce matin en arrivant, l’exploitation est enclavée dans la forêt. Toutes les parcelles sont closes. Les clôtures sont efficaces, bien entretenues mais, pour autant, avec des sangliers, cela n’est jamais évident... explique le lieutenant de louveterie. Ainsi, il y a eu une entrée en courant juin. Des sangliers se sont réfugiés dans une parcelle de colza. Malheureusement, avec les clôtures, ils n’arrivent plus à ressortir. » Pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre alors les dégâts qui accompagnent cette intrusion.
« Suite à l’appel des services de la DDTM par Bernard Gerlach, j’ai rencontré la directrice avec un de mes collègues lieutenant de louveterie. Et elle nous a demandé de faire le nécessaire pour sortir ces animaux des parcelles cultivées...» Claude Haye témoigne alors de ce qu’il a vu sur l’exploitation. «Le jour de la récolte             du colza, je suis venu en observateur : j’ai vu trois laies suitées avec leurs petits et un gros mâle. Au total, j’ai compté une trentaine de sangliers. A la suite, le 18 juillet, il y en avait encore 27 ; le 21 juillet, 18 et vendredi dernier, j’en ai vu sept...» Un état des lieux « à la Prévert » qui se passe de commentaire.


(...)

La suite de cet article dans l'Eure Agricole et Rurale du 31/07/14, page 4

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