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L’école des semeurs : une chance pour les décrocheurs.

L’école des Semeurs, labélisée école de production dans les domaines de l’agriculture et de la vente, va bientôt ouvrir ses portes à Beaumesnil, sur les terres du château.

© a.ottonelli

L’école des semeurs, le jardin pour l’enseignement implantée à Beaumesnil, est une nouvelle structure du réseau des écoles de production. La première en France à se spécialiser dans le maraîchage biologique et la vente en circuits-courts en proposant le CAP vente primeur, en deux ans. « Dès novembre, nous accueillerons nos premiers élèves pour effectuer un stage d’immersion », se réjouit Marie-Cécile Pennequin, directrice de l’école des semeurs. « Les cours démarreront. Notre école ouvrira ses portes aux jeunes entre 15 et 18 ans en décrochage scolaire ou sans diplôme. Ils suivront essentiellement des cours pratiques. Les cours théoriques, obligatoires pour décrocher le CAP, seront toujours en corrélation avec la pratique comme tenir la caisse sur un marché ou calculer une surface dans le jardin pour l'enseignement en mathématiques".

"Notre objectif est de mettre le jeune au contact du client pour apprendre. Nous proposons une formation qualifiante et professionnelle. Nous souhaitons dispenser des cours personnalisés. Nos effectifs se monteront ainsi à 8/12 élèves par classe. Les inscriptions sont ouvertes ».

Les jeunes suivront les ensei- gnements théoriques au sein de l’institut médico-éducatif de Beaumesnil, à quelques pas de l’école des semeurs. « La pratique sera dispensée sur les terres du château de Beaumes- nil. Nous avons à disposition 5 hectares. Les promotions travailleront sur des lopins de terre et dans des serres. Des légumes, fruits seront cultivés. Des fleurs seront plantés », note Marie-Cécile Pennequin. « Nous aurons à nos côtés une équipe enseignante composée entre autres d’un maître-maraîcher et d’un maître-commercial ». La directrice de l’école envisage ’ici quelques mois d’implanter un poulailler.

UN RÉSEAU NATIONAL

Trois années de réflexion auront été nécessaires pour voir naître le projet école des semeurs. Cette dernière est labélisée école de production et fait ainsi partie de la fédération nationale des écoles de production, un réseau d’établissements privés d’enseignement technique, à but non lucratif, reconnus par l’État. « Nous dépendons du rectorat », souligne la directrice. Le réseau compte une trentaine d’école en France dont quatre en Normandie (une à Evreux) préparant des élèves à des di- plômes professionnels d’État (CAP, BAC pro ou certifications professionnelles). « Les écoles proposent à des jeunes de 15 à 18 ans des formations quali- fiantes et insérantes basées sur une pédagogie du faire pour ap- prendre. On y apprend un métier en fabriquant des produits ou en proposant des services, pour répondre à de réelles commandes clients », détaille site des écoles de production.

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