L'Eure Agricole Et Rurale 24 décembre 2019 à 07h00 | Par CATHERINE HENNEBERT

Journée allaitante : la viande, un aliment santé.

La journée allaitante s’est déroulée le 3 décembre à Crasville-la-Roquefort, chez Patrice et Sabine Faucon.

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Patricia Poignet diététicienne-nutritionniste rappelle
l’importance de manger de la viande rouge pour avoir
de la force.
Patricia Poignet diététicienne-nutritionniste rappelle l’importance de manger de la viande rouge pour avoir de la force. - © CH

La journée allaitante a réuni une quarantaine d’éleveurs autour du thème « communiquer positivement sur son métier ». Il s’agit de donner à la profession quelques arguments pour contrer des idées reçues sur la consommation de viande, entre autres sur notre santé.

 

LA VIANDE N’EST PAS BÉNÉFIQUE POUR NOTRE SANTÉ ?

Voilà une idée qui a été démontée par la diététicienne-nutritionniste Patricia Poignet, membre du travail de nutrition à Interbev. « Nous nous exposons à des risques importants si on ne mange pas de viande. Les protéines animales construisent la musculature. Elles sont de haute qualité nutritionnelle avec des acides aminés indispensables que nous ne sommes pas capables de fabriquer. Elles ont un effet satiétogène avec un apport énergétique faible.

La protéine c’est la force, indispensable pour avoir un dos et des bras solides. Je vois passer dans mon cabinet des patients végétariens qui se sont complètement démusclés et qui n’ont plus de force ».

La viande apporte du fer, beaucoup mieux absorbé que le fer des végétaux au niveau des intestins. «  C’est grâce au fer que l’oxygène est apporté aux organes. Je pense vraiment que la diminution de la viande de boucherie chez les jeunes enfants est très inquiétante pour leur croissance, leur concentration, leur humeur ».

La viande est également la première source de zinc. Le zinc est un anti-inflammatoire et un anti-oxydant. «  La personne qui ne mange pas de viande s’expose à des retards de cicatrisation, ralentissement de la croissance pour les enfants, des pertes de goût et d’odorat, une augmentation des infections ».

Continuons avec le sélénium. La viande est la seconde source après les produits de la mer. «  C’est un anti-oxydant, anti-inflammatoire, il ralentit le vieillissement cellulaire ». La vitamine B12 qui participe à la fabrication des acides aminées n’existe pas dans les végétaux. Une carence en vitamine B12 engendre irritabilité, dépression, fatigue, faiblesse. Cela peut aller jusqu’à l’atteinte neurologique. « La vitamine B12 apporte l’énergie vers le muscle. Le boeuf couvre 100 % de nos besoins en vitamine B12  ».


RASSURER LE CONSOMMATEUR

La nutritionniste voit passer des patients qui ont fait le choix de ne plus manger de viande mais qui achètent des compléments alimentaires très coûteux pour compenser. Il est donc évident que ces gens ont bien conscience de ce qu’apporte la viande pour notre maintien en bonne santé.

Mais beaucoup de jeunes deviennent végétariens et n’ont pas cette connaissance. Ils ne complémentent pas leur alimentation et c’est une catastrophe pour Patricia Poignet qui a également expliqué le rôle de la viande dans la mastication : « La mâche est très importante, nous sommes faits pour mâcher. La mastication prévient les démences séniles, favorise le processus de mémoire, entretien une bonne musculature faciale  ».

« Pour les soucis de cholestérol, il y a de nombreux morceaux qui ont une faible teneur en graisse. La viande rouge est indispensable à la fabrication du foetus, lutte contre l’anémie, restaure les défenses immunitaires. La recommandation est de manger 500 g de viande rouge par semaine. En France, en moyenne nous sommes à 320 grammes. Et je souligne que manger plus de légumes ne veut pas dire manger moins de viande bien sûr ».

La nutritionniste regrette aujourd’hui que les plats cuisinés dont la consommation augmente ne renferme pas plus de viande rouge. Pour elle il y a là un gros travail à faire par la filière. «  Il y a une réelle augmentation de la consommation des produits tout prêts. Le consommateur veut du pratique mais veut aussi du local et une éthique derrière. Il veut être rassuré sur sa santé, sur la planète, sur l’aspect social. Notre filière a les réponses. Il nous faut saisir cette opportunité. Il y a encore une place pour la viande dans les assiettes mais il nous faut rassurer le consommateur » a précisé Chloé Serre, directrice d’Interbev.

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