Aller au contenu principal

Je vois un intérêt économique à investir dans un poulailler

À l’heure des élections européennes, la région Normandie a organisé la visite d’un poulailler flambant neuf dans le Vexin, le 17 mai dernier. Un élevage de plein air de 17 ha, financé en partie par l’Union européenne et la Région.

© ©A.SARGOS

Même de loin le bâtiment est impressionnant. Un poulailler de 3000 mètres carrés qui abrite 40 000 poules et produit jusqu’à 38 000 oeufs par jour depuis janvier 2019. Avec des ouvertures qui permettent aux gallinacés d’aller et venir sur un immense terrain en pleine campagne. Un élevage qualitatif, du plein air, et dernier cri, pilotable d’un simple smartphone pour certaines fonctionnalités. Anne-Laure Marteau, ici à titre de conseillère régionale, mais également secrétaire générale de la chambre d’agriculture de l’Eure, est enthousiaste. « Je suis ici d’une part pour effectuer une visite post-commission, et aussi pour parler de l’investissement de l’Europe et de la Région dans l’agriculture normande. À l’heure où l’Europe est souvent décriée, cela me paraît important de montrer à travers cet élevage, l’impact concret des aides européennes. » Pour l’élue, « ce projet monté sur des bases financières solides est bien en phase avec la politique de la région pour une agriculture performante économiquement. » Marius Voeltzel, 27 ans, l’exploitant des lieux, n’aurait jamais pu monter son projet sans les subventions de l’Europe et de la Région. « En tout, j’estime le coût global de mon installation à 1 500 000 euros. L’Europe et la Région m’ont aidé à hauteur de 230 000 euros. Chacune ayant contribué à peu près pour 50 % de la somme. Sans cette aide la banque ne m’aurait pas prêté le reste. » Marius a bénéficié pour 110 000 euros du dispositif d’investissement pour une agriculture normande performante, et pour 120 000 euros du dispositif transformation à la ferme et circuit courts.

DEUX ANS POUR MONTER SON PROJET

Ce jeune homme, ingénieur agronome diplômé de l’Esitpa Rouen, a mis deux ans pour monter son projet. « J’ai travaillé en Vendée pour Fleury-Michon dans l’agroalimentaire. Je me suis rendu compte qu’il y avait un intérêt économique à investir dans un poulailler de plein air, que la demande de produits qualitatifs est de plus en plus grande. Pour les oeufs la tendance va vers le bio ou le plein air. » Au départ le projet de Marius est aussi lié à une opportunité géographique, la présence de la Ferme du Pré à une petite vingtaine de kilomètres de son poulailler, à laquelle il vend la quasi-totalité de sa production. Une entreprise de production et de transformation d’oeufs au chiffre d’affaires de 55 millions d’euros, qui malgré sa taille, a manifestement besoin de renforts en production qualitative. « J’ai signé un contrat avec eux et quitté mon emploi pour me lancer dans l’aventure. Lorsque je suis allé voir la banque, on m’a expliqué que mon dossier ne passerait pas sans qu’une partie soit subventionnée. » Pour rentrer dans les cases, Marius a besoin d’un apport, et s’en rend compte un peu tard, puis qu’il est désormais sans emploi. « À 27 ans, je n’avais pas non plus d’apport personnel. Et je me suis souvenu qu’au cours de ma formation de jeune agriculteur à la chambre d’agriculture de l’Eure, on m’avait parlé de subventions. Il m’a fallu neuf mois pour obtenir un accord pour deux subventions. Pas si long en fait, je vois ça comme un super coup de pouce. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

10 000 agriculteurs européens à Bruxelles.

Jeudi 18 décembre, Bruxelles a été le théâtre d’une mobilisation inédite : 10 000 agriculteurs des 27 Etats membres de l’UE…

Sébastien Lecornu, Premier ministre, s'adresse aux agriculteurs.
Lettre ouverte du Premier ministre aux agriculteurs de France.
Mesdames et Messieurs, Je ne vous écris pas pour vous rassurer, mais pour vous dire les choses clairement.
Quel matériel utiliser pour nettoyer et pailler les logettes ?

L’entretien quotidien des logettes est une opération indispensable pour assurer le confort et le bon état sanitaire des bovins…

Véritable succès pour les parades des tracteurs illuminés !

Afin de célébrer les fêtes de fin d’années, les jeunes agriculteurs de l’Eure ont paré leurs tracteurs de guirlandes…

Les principales étapes de fabrication du fromage.
Comment fabriquer des fromages à la ferme en Normandie ?
De nombreux agriculteurs normands transforment leur lait à la ferme pour mieux le valoriser, notamment en fromages. Malgré un…
Outre la ville de Bayeux et les Normands, les liniculteurs et partenaires sont à fond derrière l'équipe locale pour cette coupe de France.
Florian Lemasson, du champ de lin au stade de foot.
Florian Lemasson, responsable cultures et semences à la Coopérative linière du nord de Caen, s'est illustré mardi dernier pour un…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole