L'Eure Agricole Et Rurale 08 novembre 2021 a 08h00 | Par Laurine Brillault

Féverole et pois d’hiver : tout mettre en œuvre pour réussir l’implantation.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
- © DR.

Féverole d’hiver

Au vu du coût élevé des engrais minéraux, la féverole d’hiver peut être un choix judicieux du fait de l’absence de besoins en engrais azotés. Pour la féverole comme pour le pois, la réussite de la culture débute dès le choix de la parcelle.

 

Choix de la parcelle

La féverole est très sensible aux excès d’eau qui pénalisent fortement son développement et limitent sa nutrition azotée : éviter au maximum les sols hydromorphes et battants.

Privilégier les sols aérés sur 10-15 cm et bien nivelés, à réserve utile moyenne à bonne.Contrairement au pois, la féverole n’est pas sensible à Aphanomyces euteiches et elle ne multiplie pas l’inoculum. Elle peut donc facilement être cultivée entre deux pois, ou dans des parcelles où la présence du champignon est avérée.

Le délai de retour de la féverole préconisé est d’au minimum 5 ans.

 

Tenir compte des périodes optimales de semis

Un sol ressuyé et aéré au semis favorise un bon enracinement et la mise en place des nodosités.

Un semis profond à au moins 7 cm permet à la féverole d’être plus résistante face aux agressions du froid et de repartir de la graine en cas de gel des parties aériennes durant l’hiver.

Ne pas semer trop tôt. Un semis précoce favorise un développement important des parties aériennes de la plante avant l’entrée de l’hiver, ce qui peut sensibiliser la plante au froid en cas de gelées tardives.

De plus, les semis précoces sont en général davantage soumis aux attaques de maladies, notamment au botrytis qui peut devenir difficile à maîtriser.

 

Semer à la juste dose, ni plus, ni moins

La féverole d’hiver ramifie, il n’est donc pas utile de la semer trop dense. Une surdensité favorise le développement végétatif au détriment des gousses et des graines, ainsi que l’installation précoce et au développement rapide de maladies tel que le botrytis ou l’ascochytose.

 

Une fertilisation modérée : un atout économique cette année !

Les engrais minéraux ont connu depuis le début de l’année 2021 une augmentation très marquée. Dans ce contexte, l’absence de besoins en engrais azotés des légumineuses telle que la féverole, renforce leur robustesse économique par rapport à des cultures plus exigeantes en azote minéral.

La féverole nécessite une fourniture moyenne en phosphore et potasse. Compter 50 kg de P2O5 et 60 kg de K2O en moyenne pour un objectif de 50 q/ha. Ces apports conseillés sont à ajuster selon la fourniture du sol et l’historique des apports (lire tableau 2). •

 

Pois d’hiver

Au vu du coût élevé des engrais minéraux, le pois d’hiver peut être un choix judicieux du fait de l’absence de besoins en engrais azotés. L’implantation reste l’étape clé de l’itinéraire technique du pois. Une bonne implantation suivie d’une levée rapide et homogène permettra à la culture d’affronter l’hiver dans de bonnes conditions.

 

Choix de la parcelle

Le pois d’hiver peut être implanté sur des sols plus superficiels, sa floraison précoce par rapport à un pois de printemps lui permet d’éviter en partie les stress hydriques de fin de cycle.

Les sols séchants, les argiles lourdes et les limons battants hydromorphes sont néanmoins à éviter. Le délai de retour du pois préconisé est d’au minimum 5 ans.

Un sol aéré sur 15-20 cm de profondeur favorise un développement optimal du système racinaire et des nodosités.

Un sol nivelé facilite la récolte, dans certaines situations le roulage peut être recommandé après le semis ou en sortie d’hiver.

 

Dates et densités de semis : les clés de la réussite

Semer à 4-5 cm de profondeur, sur un sol ressuyé et un lit de semences aéré afin de favoriser le développement des racines et des nodosités.

• Semer votre pois d’hiver le plus tard possible, à adapter selon votre secteur : le pois doit être levé à l’arrivée des premières gelées, mais pas trop développé afin de pouvoir résister correctement au froid.

Un semis trop précoce rend le pois plus sensible au froid, mais également aux maladies.

• Ne pas semer trop dense ! Un semis trop dense favorise l’installation précoce de maladies et leur développement tout au long du cycle. Adapter donc votre densité de semis à la variété et à votre contexte pédoclimatique.

Les densités préconisées ont été remises à jour en 2020 afin de viser l’optimum économique selon le coût de la semence et le rendement final (lire tableau).

 

Une fertilisation modérée : un atout économique cette année !

Les engrais minéraux ont connu depuis le début de l’année 2021 une augmentation très marquée. Dans ce contexte, l’absence de besoin en engrais azotés des légumineuses telles que le pois renforce leur robustesse économique par rapport à des cultures plus exigeantes en azote minéral. Le pois nécessite une fourniture moyenne en phosphore et potasse. Compter 55 kg/ha de P2O5 et 85 kg/ha de K2O en moyenne pour un objectif de 55 q/ha.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Eure Agricole et Rurale se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

L'EURE AGRICOLE ET RURALE VOUS INFORME Votre journal vous sera normalement adressé comme à l’habitude aujourd'hui. En tant qu’abonné, vous pouvez aussi le consulter en version numérique. Pour y accéder rien de plus facile, cliquez sur l'article ci-dessous

L'équipe de L'Eure Agricole et Rurale

Le chiffre de la semaine
02 32 28 55 55
C'est votre contact pour vous abonner au journal numérique