L'Eure Agricole Et Rurale 21 novembre 2012 à 15h50 | Par Hervé Poitou, chambre d'agriculture

Energie - La méthanisation a de l’avenir en Haute-Normandie

L’Ademe a commandité une étude sur les possibilités offertes par la méthanisation dans la région.Les premiers résultats ont été dévoilés.

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 (© (Virginie Ingebos))

Les différentes évolutions réglementaires liées au biogaz ces dernières années, et les objectifs fixés en matière d’énergie renouvelables, ont fait naître plusieurs projets de méthanisation en Haute-Normandie. Si leur nombre reste encore modeste, il interpelle les financeurs potentiels quant à leur coexistence possible. C’est pourquoi l’Ademe a commandité une étude sur le sujet, dont les premiers résultats ont été dévoilés le 13 novembre à Rouen.


Un audit des onze installations normandes

Afin de mieux cerner les atouts et les freins au développement de cette filière en région, l’Ademe a confié cette étude au cabinet Ceden, auquel se sont joints Biomasse Normandie, Nov&atech et les chambres d’Agriculture de l’Eure et de la Seine-Maritime. Un audit du parc existant a été réalisé, afin d’apprécier la typologie des 11 installations en service, les gisements mobilisés, l’énergie produite et les recettes et charges obtenues. Les résultats ont ensuite été confrontés à ceux prévus dans les projets en étude avancée, et aux gisements organiques disponibles, afin d’apprécier la faisabilité des nouveaux projets.L’agriculture présente des atouts indéniables pour porter des projets à travers les matières fermentescibles qu’elle détient et les surfaces d’épandage potentielles pour les digestats. Mais la rentabilité d’un méthaniseur et son soutien financier éventuel passeront par sa bonne efficacité énergétique. Aussi, sa faisabilité dépendra-t-elle d’un besoin local d’énergie (chaleur ou gaz de réseau ou carburant) assez constant sur l’année, délicate en milieu rural.


Des projets agricoles émergent

Parmi les 11 installations qui composent le parc actuel, 6 sont intégrées à des entreprises industrielles et participent à l’épuration de leurs eaux usées. Elles sont souvent anciennes et antérieures à la mise en place en 2006 d’un tarif d’achat spécifique à la cogénération du biogaz. Aussi, le valorisent-elles surtout sous forme de chaleur dans leur process. L’électricité produite n’y est souvent que secondaire. En revanche, elle est prépondérante sur les 5 autres installations (voir graphique). Récentes, celles-ci bénéficient de meilleurs tarifs de base. Mais leur rentabilité dépend du niveau de sur-prime liée à la valorisation réelle de la chaleur produite par cogénération.

Retrouvez la suite de cet article dans l'Eure Agricole du 22 novembre 2012, pages 23 et 24.



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