L'Eure Agricole Et Rurale 31 octobre 2019 à 09h00 | Par Laurence Geffroy

Emmanuel Hyest rappelle le rôle de la Safer

Vendredi dernier, la Safer de Normandie a inauguré ses nouveaux locaux à Bois-Guillaume

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Emmanuel Hyest, président de la Safer, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la structure à Bois-Guillaume
Emmanuel Hyest, président de la Safer, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la structure à Bois-Guillaume - © LG

Emmanuel Hyest, président de la Safer Normandie, a inauguré vendredi dernier les nouveaux locaux de la structure à Bois-Guillaume, en présence des organisations professionnelles agricoles de l’ex Haute-Normandie.

Il a rappelé le souhait pour la Safer d’être au coeur du territoire, en s’installant à la cité de l’agriculture où toutes les OPA sont présentes. Il a rappelé l’économie d’échelle nécessaire « pour être crédible  ».

Il a comparé le remembrement des bureaux au remembrement parcellaire. Les services administratifs de l’Eure et de la Seine-Maritime sont désormais regroupés au sein d’un même étage.

Son discours fut aussi l’occasion de faire passer un message politique. Il a rappelé la pression foncière très forte : « c’est une bonne chose car cela signifie qu’il y a de jeunes agriculteurs qui souhaitent s’installer, même si cela rend compliquée notre mission  ». Il a expliqué que l’offre étant limitée, il était difficile de répondre positivement à tout le monde. « C’est la faute à tout le monde si on permet l’accaparement  », a-t-il prévenu. Il a rappelé que le modèle agricole familial est celui « où l’agriculteur a la maîtrise de ses capitaux et de ses décisions  ».

Il est revenu sur une affaire qui a été médiatisée dans la presse locale la semaine dernière. « La Safer a été chargée d’attribuer 46 hectares en location dans le pays de Caux et il y avait 64 candidats. Ils vont à un jeune agriculteur. Je souhaite rappeler que depuis le début de l’année, 1 600 hectares ont changé de main au profit de dix exploitants sans passage par la Safer  », soulignant ainsi que ça, ça n’a pas été médiatisé.

« Que chacun médite.  »

Pour appuyer ses propos, il prend l’exemple du département des Pyrénées-Atlantiques où « 12 000 agriculteurs s’en sortent grâce à la création de valeur ajoutée. Ici nous avons 3 500 agriculteurs. Réagissons avant que ce ne soit irréversible. 
Certains se sont organisés pour passer à côté des règles.  »

Enfin, il a cité un dossier « où la Safer n’est pas intervenue : Notre-Dame-des-Landes. On a vu ce que ça a pu donner  ».

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