L'Eure Agricole Et Rurale 03 décembre 2019 à 10h00 | Par Audrey Ottonelli

Elodie Champeaux pare et ferre les pieds des équidés.

Le métier de maréchal-ferrant ne tombe pas en désuétude. Il y a même des installations dans ce domaine. Exemple à Beausmenil.

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Elodie Campeaux « accorde une grande importance au bien-être physique et psychologique de l’animal. »
Elodie Campeaux « accorde une grande importance au bien-être physique et psychologique de l’animal. » - © DR:

Infirmière pendant 15 ans dans un hôpital, Elodie Champeaux est retournée sur les bancs de l’école, via une formation pour adultes en un an. Elle passe un diplôme de maréchal-ferrant. « Ma formation initiale m’a beaucoup aidé car la physiopathologie est assez similaire entre les humains et les chevaux. J’ai approfondi mes connaissances en ferrure et sur le pied du cheval ».

En 2015, la mère de famille s’installe en tant que maréchal-ferrant sur le secteur de Damville après avoir effectué des stages chez des patrons. «  J’ai appris différentes méthodes très enrichissantes. Chez les anciens, il y a les astuces par exemple. J’associe, ainsi, toutes ces connaissances et ce savoir-faire à ma pratique ».


S’ADAPTER A L’ÉQUIDÉ

En juin dernier, Elodie Champeaux, propriétaire d’ânes et de chevaux, s’installe à proximité de Beaumesnil. «  Sur Damville, il y a peu d’équidés. Ici, j’ai doublé ma clientèle. Je travaille pour les particuliers et les professionnels comme les centres équestres, les compagnies de spectacles ou encore les écuries de reining. Je m’occupe également des ânes et me déplace dans l’Eure et ses départements limitrophes. Je m’adapte au cas par cas et réalise le parage des poneys, chevaux, poulains, ânes et chèvres. Généralement, on le réalise tous les deux à trois mois.

Je m’occupe, également, du ferrage des équidés en fonction de leurs utilisations, leurs aplombs, leurs pathologies s’il y en a et de la qualité de leur corne », détaille le maréchal-ferrant.

«  J’accorde une grande importance au bien-être physique et psychologique de l’animal. Il faut une complète collaboration entre l’équidé et moi. Si un cheval de 500 kg ne veut pas donner son pied, il faut comprendre pourquoi et trouver la position adéquate. Trouver plutôt que forcer ». Une main de fer dans un gant de velours pour ce métier physique mais tellement important et passionnant.

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