L'Eure Agricole Et Rurale 17 avril 2013 à 11h05 | Par F. Carbonell

Elevage - Une mobilisation de tous les instants

Le redressement productif de la France passe aussi par le soutien à l’élevage actuellement en crise.D’où le combat national conduit par la FNSEA et JA et relayé dans les départements.L’ Eure y participe activement.

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- © FC/Eure Agricole

Tout s’accélère autour de la mobilisation en faveur de l’élevage français. FNSEA et JA ont clairement affiché leur détermination en faisant de l’élevage “une cause nationale pour  le redressement productif”. Il s’agit d’un combat que le syndicalisme majoritaire entend mener jusqu’à ce que des résultats concrets soient obtenus. “Nous ne pouvons plus nous satisfaire de vagues engagements ou de promesses sans lendemain” expliquent les responsables nationaux. C’est pourquoi, ces derniers ont posé le cadre de leurs revendications légitimes.


Le préfet à l’écoute

Dans l’Eure, les responsables de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs travaillent activement à la sensibilisation de tous les acteurs concernés par cette crise de l’élevage. C’est ainsi que jeudi dernier, le Préfet de l’Eure Dominique Sorain a reçu tous les responsables de sections spécialisées élevage rassemblées au sein de la fédération des exploitants agricoles de l’Eure mais aussi les responsables de “Jeunes Agriculteurs de l’Eure” et leur président Pierre Le Baillif. “Nous avons voulu sensibiliser le préfet sur cette crise qui touche  l’élevage français depuis trop longtemps maintenant, et plus précisément depuis début septembre 2012” explique Régis Chopin, le président de la FDSEA à l’issue de cette rencontre.

“La première des difficultés tient au fait que les producteurs se voient aujourd’hui interdire de répercuter, sur le prix du produit fini, les hausses de coûts alimentaires...()” De même, Régis Chopin explique “qu’il y a urgence à avertir le préfet sur la démotivation et le découragement des éleveurs de notre département. Et surtout sur le risque de suicide qui pèse aujourd’hui sur ces éleveurs”. L’occasion de rappeler un chiffre effrayant : il y a en France, actuellement,  un suicide par semaine dans le monde de l’élevage.  Autant de (bonnes) raisons d’agir vite comme le fait toute la profession, en particulier par le biais des tables rondes dédiées : le 8 avril sur le lait, le 15 avril sur la viande et la volaille et le 18 avril sur le porc.

Cette crise de l’élevage, telle  qu’elle est vécue actuellement et qui n’est malheureusement pas terminée, a une autre conséquence. Le président de la FDSEA l’a exposé au préfet : “Cette situation de crise interdit alors toute installation de jeunes agriculteurs sur une production animale. Le découragement, je le répète, est tel que les agriculteurs - lorsqu’ils ont une alternative soit en surface ou en autre production - saisissent l’occasion d’arrêter l’atelier de production animale. C’est dramatique pour les jeunes agriculteurs mais aussi pour l’avenir même de l’élevage français !”

Une cinquantaine d'agriculteurs a manifesté à Conches-en-Ouches, le 12 avril, journée de mobilisation nationale. retrouvez tous les détails de cet événement, ainsi que la suite de cet article sur la rencontre de la FDSEA de l'Eure avec le préfet dans l'Eure Agricole du 18/04/13, pages 05 et 06 et 10.

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la phrase de la semaine

Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.

Léon Tolstoï

Le chiffre de la semaine
15
15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

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