L'Eure Agricole Et Rurale 24 juillet 2013 à 14h26 | Par L'Eure Agricole

Elevage - Des animaux mieux vendus grâce à la génétique

Investir dans la génétique lors de l’achat de son futur taureau reproducteur utilisé en monte naturelle ou lors de l’utilisation de l’insémination artificielle est capital.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © DR/DR

La génétique constitue un investissement à long terme capitalisé dans le troupeau allaitant. Il faut donc cumuler plusieurs générations d’animaux pour fixer les caractéristiques recherchées. Au fur et à mesure que les générations s’accumulent, les résultats deviennent de plus en plus significatifs. En conséquence, le choix du ou des taureaux utilisés en monte naturelle ou en insémination artificielle revêt une importance essentielle.


Une étude de grande envergure 
Les régions Bourgogne, Rhône-Alpes et Auvergne se sont mobilisées en 2012 au travers des coopératives d’insémination artificielle et des organisations de producteurs actives sur ces départements. L’objectif : réaliser une étude mesurant l’impact de la génétique sur les performances des systèmes allaitants charolais naisseurs et naisseurs-engraisseurs. Cette étude a consisté à comparer les valeurs commerciales des broutards et taurillons connus à l’état civil bovin, en fonction du niveau génétique de leurs parents (index Iboval 2012). L’objectif final est de déterminer si ces critères influent sur le “produit animal” et par conséquent sur le revenu de l’éleveur.E n 2012, 40 653 broutards mâles et 4 000 taurillons charolais provenant de 2 145 élevages de base de sélection (élevages contrôlés par Bovins Croissance) ont été pris en compte dans cette étude.


Des écarts de 42 et 46 kg vifs par broutard charolais
Ainsi, sur le caractère de croissance au sevrage, index CRsev, qui apprécie l’aptitude des animaux à gagner des kilos, il est observé qu’à l’âge de 300 jours à la vente, des écarts moyens de poids de 42 kg vifs entre les veaux nés (947 broutards) des pères les moins bons sur l’index CRsev (CRsev < 90) et les veaux (2 165 broutards) nés des meilleurs taureaux sur ce critère (CRsev > 116). Au cours pratiqué actuellement (cotations FranceAgriMer semaine 25 d’un broutard charolais U de 350 kg vifs), cet écart représente une différence de valorisation de l’ordre de près de 120 € par broutard. De même que sur la voie maternelle, la valeur laitière des mères, représentée par l’index Alait, est primordiale dans la prise de poids des veaux. A l’âge de 300 jours à la vente, il est constaté des écarts moyens de poids de 46 kg vifs entre les veaux nés (1 566 broutards) des mères les moins bonnes sur l’index Alait (Alait < 90) et les veaux nés (1 003 broutards) des meilleures vaches sur ce critère (Alait > 110). La différence représente donc une plus value de près de 130 € par broutard.


(...)

La suite de cet article, ainsi que le témoignage d'un éleveur
dans l'Eure Agricole du 25/07/13, pages 7 et 8.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Eure Agricole et Rurale se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

la phrase de la semaine

Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.

Léon Tolstoï

Le chiffre de la semaine
15
15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui