L'Eure Agricole Et Rurale 17 avril 2013 à 11h14 | Par Emilie Vallet et Emmanuel Mary Chambre d’agriculture 27

Elevage - Bien préparer la mise à l’herbe de ses animaux

Le pâturage reste le mode d’exploitation des prairies le plus économe. A condition de prendre quelques précautions.

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Une bonne gestion du pâturage est un gage d’économie.
Une bonne gestion du pâturage est un gage d’économie. - © Chambre d'agriculture 27

Les mesures effectuées par l’observatoire de l’herbe, soulignent un retard de la pousse de l’herbe. Ce retard, ainsi que les conditions météorologiques, ont repoussé la mise à l’herbe des animaux. Afin que celle-ci se déroule bien, il est essentiel de bien la préparer : remise en état des parcelles, planification de la transition alimentaire et mise en place de mesures pour la santé des animaux (prévention des tétanies, vermifugation…).

Le stock d’herbe sur pied est faible actuellement. Mais le retour de températures de saison devrait permettre un démarrage de la pousse. Dans beaucoup d’exploitations, les stocks fourragers sont encore importants. La mise à l’herbe ne doit donc pas être précipitée, afin d’éviter une dégradation du couvert. Ainsi, lorsque la portance des sols est bonne, l’idéal est une mise à l’herbe progressive (une durée d’une heure par jour pour commencer, à augmenter progressivement si la prairie le supporte bien).



Réalisersa prévision de pâturage

Le pâturage reste le mode d’exploitation des prairies le plus économe. Afin de limiter le gaspillage, lié à un déséquilibre fréquent entre l’offre et les besoins du troupeau, il est important de faire une prévision de pâturage.  Elle se réalise en plusieurs étapes : 
- Faire l’inventaire des îlots en prairie : les classer en deux catégories (fauchage ou pâture) et les répertorier par proximité géographique.
- Répertorier les lots d’animaux : nombre d’animaux par catégorie d’âge, calcul du nombre d’UGB par lot.
- Choisir un niveau de chargement : Trois niveaux peuvent être retenus , mais ils sont à nuancer si les animaux reçoivent un complément et en fonction de la fumure azotée, du potentiel de la prairie.
- Privilégier le pâturage tournant qui améliore la productivité de la prairie (4 à 5 parcelles minimum).
- Affecter des groupes de parcelles adaptés à chaque lot (il faut prévoir 10 ares par UGB pour 5 à 7 jours).
- Faucher 50 % de la surface au printemps ou 35 ares par UGB hiverné en système allaitant (parcelles les plus éloignées, dépourvues de points d’eau et sans contention).

Une bonne gestion du pâturage reste un gage d’économie. C’est aussi un facteur déterminant pour limiter les charges alimentaires.


(...)

Retrouvez d'autres conseils sur la transition alimentaire et la lutte contre les aprasites dans l'Eure Agricole du 18/04/13, page 18.



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