L'Eure Agricole Et Rurale 12 septembre 2012 à 11h24 | Par L'Eure Agricole

Ecophyto 2018 - Afin de trouver le bon équilibre !

L’importance du colloque Ecophyto 2018 du 28 septembre prochain à Caen n’échappe à personne.Et surtout pas à Michel Dupuy, le président de la commission environnement de la chambre régionale d’Agriculture. Première question...

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Pourquoi ce colloque ?

Ecophyto 2018 est issu du Grenelle. Quinze points sont  déclinés dans  ce plan. En région, sa mise en place  passe par le Cros (comité régional d’organisation stratégique), sous le co-pilotage de l’administration et des chambres d’Agriculture. Ainsi, cette organisation doit mener ce plan dans toutes ses composantes, à savoir par exemple : certiphyto, le BSV, les groupes Défis (fermes de référence)... C’est vraiment la déclinaison du plan écophyto par les Cros. Et, dans ce cadre, il est tenu  de faire le point régulièrement afin de faire en sorte que l’évolution de chaque atelier soit  l’occasion d’une communication.  La communication est d’ailleurs une obligation. Elle se fait sous différentes formes : des portes ouvertes à la communication écrite ou orale... Dans notre cas, il a donc été convenu - entre la chambre régionale et l’administration - de mettre en place ce colloque.



Quels sont ses objectifs ?

Ce colloque vise, d’une part, à faire le point sur les démarches en cours et, d’autre part, d’échanger entre agriculteurs, conseillers, élus des collectivités, associations...() Autant d’acteurs qui se retrouvent d’ailleurs quasiment tousdans la composition des cinq collèges du Grenelle. L’important, c’est de mettre à plat les actions qui fonctionnent bien (et les autres) et d’étudier ce qui peut être proposé comme pistes de travail pour améliorer les choses. Tout ceci doit être partagé par le plus grand nombre afin d’avancer. D’où l’intérêt de ce colloque ouvert. Faire l’état d’avancement de ce plan national s’impose, à la différence près qu’on le personnalise à la région normande. C’est ce qui explique  d’ailleurs le contenu des ateliers de l’après-midi.



Cela explique aussi  le choix des intervenants ?

C’est vrai, à l’exemple de Pierre Lebailly, maître de conférences en santé publique de l’Université de Caen qui est, si je peux me permettre, le “local” de ce rendez-vous. Il faut savoir profiter ainsi des ressources et des connaissances en local. Son intervention à venir comme celle de Bernard Chavassus-au-Louis, l’inspecteur général de l’Agriculture, sont très attendues. 
Ce plan Ecophyto est-il bien appréhendé par la profession agricole ?Je ne suis pas sûr que les agriculteurs en entendent parler beaucoup. Et de là à savoir si cela a modifié leur façon de penser et d’agir dans le cadre de leur métier, il est encore un peu tôt pour le dire.  D’où l’intérêt de ce colloque où de nouvelles  pistes doivent être ouvertes. A partir de là, les gens concernés doivent se les approprier et les personnaliser. Il est essentiel d’aborder ainsi les choses  afin de ne pas être confronté, un jour où l’autre, à un réveil douloureux. L’arrivée d’un catalogue de mesures obligatoires, par exemple,  que l’on ne pourrait pas mettre en place dans un certain nombre d’entreprises. Pourtant, cela peut arriver. Quand le ministre de l’Agriculture avance l’idée, cet été, d’une modélisation des types de productions en agriculture, les agriculteurs doivent prendre conscience que ce type de notion peut aller très loin...Ce que l’on peut espérer, c’est que chaque agriculteur - petit à petit - intègre la composante environnementale dans son raisonnement comme il le fait quand il intègre ce même raisonnement dans l’efficacité d’un produit sur telle ou telle maladie.

 


(...)

Retrouvez la suite de cette interwiev dans l'Eure Agricole du 13 septembre 2012, page 7.



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