L'Eure Agricole Et Rurale 04 mai 2017 à 10h00 | Par L'Eure Agricole

Du maraîchage pour "Les rendez-vous de l'installation"

INSTALLATION Les personnes qui ont contacté le Point accueil installation depuis deux ans avec un projet en maraîchage ont été invitées à participer à une journée d'information.

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Au cours de la journée, les participants ont visité l'exploitation maraîchère de Colette et Gilbert Blanchemin.
Au cours de la journée, les participants ont visité l'exploitation maraîchère de Colette et Gilbert Blanchemin. - © -D.R

Le Point accueil installation de l'Eue a organisé sa troisième édition des « Rendez-vous de l’installation » au lycée agricole de Tourville-sur-Pont-Audemer, le 11 avril dernier. Toutes les personnes qui ont contacté le Point accueil Installation depuis deux ans pour un projet en maraîchage ont été invitées à participer à cette journée. Marielle Suire de la chambre d’Agriculture et Fabien Bocquet du Groupement régional des agriculteurs biologiques de Haute-Normandie (GRAB HN) sont intervenus les premiers. Les deux conseillers maraîchage ont animé un atelier dynamique sur le thème « Que représente le maraichage pour vous ? ».

« Le facteur limitant, c’est l’homme », plaisante Marielle Suire en insistant sur le fait qu’une bonne condition physique et un mental fort sont nécessaires. La conseillère a énoncé les points essentiels pour bien étudier son projet : vérifier la nature du sol (terrain inondable entre autres), possibilité d’irrigation, de construction de serres agricoles.

Fabien Bocquet a zoomé sur les pratiques en maraîchage biologique et sur l’ergonomie au travail. Pour lui, le métier de maraîcher c’est « prévoir, planifier, anticiper » mais aussi « organiser, aménager et structurer ». Les étapes du financement

Stéphanie Vittecoq-Wolff, conseillère au Crédit Mutuel a précisé le rôle de la banque et le positionnement face aux demandes de dossiers d’installation : « Pour s’installer dans de bonnes conditions, le projet du candidat doit être viable et il est nécessaire de suivre sa trésorerie.

Crowdfunding et prêt d’honneur à l’assaut des champs !

Chantal Varagnac, responsable installation à la chambre d’Agriculture a évoqué les financements existants en complément des prêts traditionnels. Initiative Eure accorde des prêts d’honneur, sans intérêts et sans garantie personnelle et des plateformes de financement participatif agricole (crowdfunding), permettent de récolter de l’argent grâce au soutien financier de contributeurs qui adhèrent au projet. Ainsi, Miimosa est plateforme spécifique agricole qui a signé une convention avec les chambres d’Agriculture.

Du champ au consommateur !

Avant de s’installer, il est préférable de réaliser une étude de marché, étape essentielle, comme l’a rappelé Nathalie Lheureux, conseillère en circuits courts à la chambre d’Agricul-ture et animatrice du réseau Bienvenue à la Ferme. Pour clôturer cette matinée, un buffet convivial a été servi avec des pro-duits locaux provenant du drive fermier de Tourville-sur-Pont-Audemer. Ce moment a permis aux futurs installés d’échanger avec les interlocuteurs présents à cette réunion. De la théorie à la pratique

En début d’après-midi, Colette et Gilbert Blanchemain ont ouvert leur exploitation maraî-chère de onze hectares (légumes diversifiés de plein champ et ser-res) située sur la commune de Saint-Symphorien. Cette struc-ture est conséquente et emploie trois salariés permanents pour la production ainsi que des ven-deurs pour les marchés. Les exploitants vendent sur cinq marchés chaque semaine et disposent d’un local de vente directe à la ferme. De l’avis des participants, ce fût une visite enrichissante d’un point de vue technique, économique et un réel échange sur les pratiques.

Maeva Duval et Amélie Clause

CONTACT

Christine Thomas, assistante Point accueil installation à la chambre d’Agriculture de l’Eure, 02.32.28.73.84 ou Amélie Clause, animatrice du Point accueil installation au 02.32.28.67.57.

" GAGNER MON INDEPENDANCE "

Nicolas Blanchin, futur maraîcher souhaite s’installer sur un système maraîchage bio sur sol vivant basé sur l’absence de travail du sol, le développement de l’activité biologique et l’auto-fertilité des sols. Nicolas livre que ce projet va lui permettre de « gagner mon indépendance et de retourner vivre plus près de mes racines ». Après son installation, il aimerait développer plusieurs ateliers. « J’apprécierais de monter une ferme pédagogique afin de recréer du lien social et renouer avec l’autre. En complément, je voudrais faire de la transformation de légu-mes notamment en sauce » explique-t-il.

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