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Désherbage du colza : protéger les bétoires pour préserver l'usage de matières actives.

Vous cultivez des parcelles comportant une bétoire ? Rappels sur les restrictions d'emploi du métazachlore sur colza d'hiver.

Illustration extraite de la Fiche « Protéger les bétoires »
de la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime (2015).
Illustration extraite de la Fiche « Protéger les bétoires »
de la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime (2015).
© DR.

L'eau de certains captages dépasse régulièrement des normes de distribution en métazachlore. En conséquence, depuis juillet 2021, les produits à base de cet herbicide sont assortis de nouvelles conditions d'emploi. Ils comportent la phrase de précaution environnementale suivante : « SPe2 : pour protéger les eaux souterraines, ne pas appliquer ce produit sur une parcelle comportant une bétoire référencée ».

Pour rappel, les précédentes restrictions d'usage des herbicides à base de cette substance active de la famille des chloroacétamides restent d'actualité : un produit à base de métazachlore ne pas doit être appliqué plus d'une fois tous les 3 ans à la dose maximale de 500 g métazachlore/ha ou plus d'une fois tous les 4 ans à la dose maximale de 750 g métazachlore/ha.

Aujourd'hui, cette substance active herbicide est intégrée dans la majorité des programmes de désherbage sur colza. Par exemple, les produits suivants sont concernés : Novall, Butisan S, Alabama, Anitop, Springbok pour la gamme BASF, et Bandonéon (Adama), Trivaldi (Corteva), Tribeca Sync Tec (FMC) et Rapsan TDI (Belchim) pour les gammes des autres firmes phytosanitaires (liste non exhaustive).

Même si la notion de « bétoire référencée » n'a pas été précisée, cette nouvelle règlementation vise en particulier à agir sur les infiltrations rapides de métazachlore, qui peuvent se faire par le biais de celles-ci.

La bétoire est une appellation régionale pour désigner une doline, c'est-à-dire un point naturel d'infiltration rapide des eaux de ruissellement vers les eaux souterraines et vers les zones de captages. Très présentes en Seine-Maritime, ces dépressions du terrain n'en sont pas moins présentes dans d'autres départements normands. Une carte non exhaustive est disponible sur le site du SIGES (https://sigessn.brgm.fr/?page=carto&mapid=53).

Il est donc essentiel de les protéger, afin de limiter ces infiltrations. La réglementation ne concerne aujourd'hui que les produits à base de métazachlore, mais pour préserver l'usage des autres matières actives, la protection des bétoires et l'adaptation des pratiques de désherbage constituent des enjeux essentiels.

 

La Chambre régionale d'agriculture de Normandie est mobilisée sur le sujet. Un plan d'action autour du désherbage durable du colza (à l'instar de celui qui existe sur le maïs) vous sera communiqué prochainement, dans le cadre de l'initiative Phyt'eau Normandie.

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