L'Eure Agricole Et Rurale 11 mai 2010 à 14h56 | Par F. Carbonell

Désherb’Action - Afin d’optimiser les pratiques de désherbage

Au cœur des objectifs d’Ecophyto 2018, la problématique du désherbage est suffisamment importante pour y consacrer des colloques au champ.

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Ces colloques Arvalis-Institut du Végétal ont mobilisé de très nombreux agriculteurs. (© FC / L'Eure Agricole) Toutes les techniques de désherbage ont été approchées et mesurées... (CF)(FC) Dix ateliers étaient proposés sur cette plateforme remarquable d’Epieds. (FC) (FC) (FC) (FC)

 

Les colloques Désherb’Action, orchestrées par Arvalis-Institut du Végétal en terre euroise, jeudi dernier à Epieds, ont été suivis par de très nombreux agriculteurs venus d’Ile de France et de Normandie. Des producteurs de grandes cultures soucieux, aujourd’hui, de se mobiliser pour optimiser leurs pratiques de désherbage. Les différents ateliers présentés à Epieds ont permis justement de détailler les leviers possibles pour cette optimisation. Il fut question, par exemple, des bonnes pratiques de pulvérisation “pour apporter la juste dose en fonction des conditions climatiques et du stade des plantes”. Un autre levier d’action a été évoqué concernant le travail autour des techniques culturales. Celles-ci permettent notamment d’atténuer la pression des mauvaises herbes au travers de la gestion de l’interculture et des conditions d’implantation. De même, les nouvelles approches du désherbage avec la destruction mécanique des adventices ou encore le travail du sol furent largement développées. Lors de ces parcours techniques, les différents leviers présentés doivent s’appuyer sur une réflexion globale de la maîtrise du désherbage et passe ainsi par la mise en œuvre d’une palette de solutions qui se complètent. “Les solutions de demain intègreront certainement plus des combinaisons de ces différents leviers pour obtenir un désherbage efficace, économiquement acceptable et plus respectueux de l’environnement” ont rappelé, au lancement de ces colloques, les responsables d’Arvalis.

 

Des exigences de résultats

Dans le déroulement de cette journée, dix ateliers avaient été mis en place sur les quelques huit hectares que comptent cette plate-forme d’essais installée chez Bertrand Pilet à Epieds. Après le mot d’accueil, les agriculteurs ont suivi, sur le terrain, les interventions des ingénieurs autour des techniques de pulvérisation, d’autoguidage, de faux semis, de destruction des cultures intermédiaires ou encore de l’emploi du désherbage mécanique sur blé... Dans l’après-midi, une conférence a été consacrée aux résistances. La lutte chimique devient de plus en plus technique et doit intégrer la notion d’alternance des groupes et modes d’action des matières actives. Cela impose de s’adosser à des pratiques agronomiques pour limiter la pression des mauvaises herbes et retarder le risque de résistance. Lors de cette conférence, il fut rappelé les éléments “réducteurs” en matière de désherbage. Il s’agit notamment du retrait de certaines matières actives mais aussi de la rareté des innovations aujourd’hui autour de cette problématique. Par ailleurs, l’apparition d’adventices résistantes aux herbicides s’amplifie et doit être gérée pour préserver durablement l’efficacité des solutions chimiques existantes. “C’est pourquoi le besoin de définir des stratégies globales de contrôle des mauvaises herbes sur la rotation se justifie, en particulier dans les rotations colza-céréales...”

En étudiant les techniques alternatives de désherbage, Arvalis-Institut du Végétal a élaboré un questionnaire auquel 837 agriculteurs ont répondu. Celui-ci a permis de faire un état des lieux pour évaluer les pratiques et les principaux problèmes rencontrés. Ce questionnaire, source d’informations indispensable, a mis en exergue l’importance de la charge opérationnelle que représente le poste désherbage sur l’exploitation. Il faut souligner aussi des variations de coût importantes selon les cultures et les exploitations. Parmi les enseignements très révélateurs de ce questionnaire, il faut savoir que 65 % des agriculteurs évoquent des problèmes d’enherbement. Et près d’un tiers ne sont pas satisfaits de la propreté des parcelles de céréales.

 

Retrouvez d'autres articles tehniques sur le désherbage et Désherb'Action

dans nos éditions papier de l'Eure Agricole

en date du 6 mai 201,0 page 23

du 29 avril 2010, pages 22 et 23

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