L'Eure Agricole Et Rurale 27 septembre 2019 à 14h00 | Par T.G

Des soutiens à l’éleveur ornais après l’incendie du 16 septembre.

A Normandel, il ne reste rien des trois poulaillers incendiés dans la nuit du 16 au 17 septembre.

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Averti par les aboiements de son chien, Emmanuel Prévost prévient les pompiers à 2 h 40. Un incendie ravage ses poulaillers. Une trentaine de pompiers s’active pour éteindre le feu mais ne peut sauver ni les deux bâtiments de 500 m2, ni celui de 1 200 m2 dont la paille neuve et les tunnels en bâche nourrissent les flammes. Leur priorité est de sécuriser les lieux, des bombonnes de gaz étant présentes sur le site. Dans la journée du 17 sep- tembre, les pompiers avaient quitté la ferme, les bâtiments étant susceptibles de s’effon- drer à tout instant. L’origine criminelle de l’incendie a été

mise en avant dès le départ : les serrures et les portes ont été forcés, des inscriptions, taguées sur les bâtiments : « assassin », « camp de la mort ». Elles ne laissent aucun doute sur les intentions des malfaiteurs. L’enquête a été placée sous la responsabilité du procureur de la République. Les gendarmes n’excluent pas de retrouver des traces ADN pour identifier les auteurs, en espérant que ceux-ci soient répertoriés par la police. L’exploitation, recensée sur le site internet de Greenpeace comme élevage industriel a pu être repérée par des activistes animalistes. En vide sanitaire, l’éleveur attendait trois lots de poulets et de dindes. Dès le 17 septembre, les réactions se sont multipliées, les JA condamnant sur Facebook

« une action de cruauté hu- maine ». La chambre d’agricul- ture de l’Orne dénonçait quant à elle la « bêtise humaine » JA et FDSEA de l’Orne sont venus apporter leur soutien à l’éleveur au cours de la soirée du 17 septembre. Une soixantaine de personnes du monde agricole, des élus locaux, le sous-préfet de Mortagne-au-Perche, la préfète sont également venus témoigner leur solidarité avec l’agriculteur, très choqué. La chambre d’agriculture, s’asso- ciant à l’ensemble de la profes- sion demande « la plus grande fermeté aux pouvoirs publics pour sanctionner sévèrement et rapidement les auteurs de tels actes. Elles attendent des autorités et des élus un soutien ferme, pour que cesse cette spirale de violence. »

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