L'Eure Agricole Et Rurale 21 septembre 2021 a 08h00 | Par Thierry Guillemot

Des céréales, du lait et des engagements.

LIONEL BOIS A NOTRE-DAME-DU-HAMEL La FNSEA 27, ce sont des femmes et des hommes engagés au service de l'intérêt général. Rencontre avec Lionel, céréalier, éleveur, syndicaliste, mais aussi engagé dans la vie locale et plus si affinités.

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« Il faut descendre de nos tracteurs pour expliquer à nos concitoyens nos pratiques. Faire le mort n'est pas la bonne attitude ! »
« Il faut descendre de nos tracteurs pour expliquer à nos concitoyens nos pratiques. Faire le mort n'est pas la bonne attitude ! » - © TG

« Ma passion, c'est la plaine, mais j'adore soigner mes animaux tous les jours ». La vie de Lionel Bois est à l'image du cliché ci-contre : des vaches au premier plan, les cultures au second. Secrétaire général adjoint à la FNSEA 27, il est également vice-président de la section « lait », a été secrétaire général pendant 3 ans du syndicalisme majoritaire et élu Chambre d'agriculture. Ornais de naissance (Touquette), il a démarré dans le syndicalisme au pied de l'échelle en succédant naturellement à son beau-père à l'échelon communal.

 

Peu de pression foncière

L'ambiance professionnelle est bonne dans le Pays d'Ouche, « une région froide et séchante. Il n'y a pas trop de pression foncière dans ce coin et des fermes vont se libérer alors pas de guerre des prix ». C'est dans ce contexte que Lionel et sa femme Nathalie ont installé leur fils Damien en 2016. Leur belle-fille Noémie, salariée sur la ferme à travers un groupement d'employeurs, c'est pour bientôt.

L'exploitation va grossir en lait de 700 000 litres (70 vaches) à 900 000. Ce qui impose aussi de passer à 2 robots. Elle va se restructurer également et se rationaliser pour regrouper tous les animaux sur un même site. Le Gaec Bois Mineray croit donc en son avenir qui pourrait passer par une unité de méthanisation, mais « quelque chose qui nous ressemble, quelque chose à taille humaine, adaptée à notre structure donc qui valorise nos effluents d'élevage, insiste Lionel. J'en ai déjà parlé au maire et au second adjoint ».

 

Anticiper et savoir communiquer

L'anticipation et la communication, le B-a-ba du savoir-vivre ensemble. « Le syndicalisme, c'est bien sûr la défense économique de nos entreprises, mais ça va bien au-delà. C'est aussi l'image du métier que nous devons défendre. Savoir se faire entendre par l'administration pour diminuer, par exemple, la largeur des ZNT. La FNSEA 27 est structurée pour assumer ces différentes missions et c'est un travail d'équipe. Alors, vouloir être défendu sans cotiser, ça ne peut pas marcher longtemps ». Cet engagement syndical se conjugue au quotidien. Téléphone, visite à domicile, groupes WhatsApp (...), la famille Bois est connectée à son époque. « J'aime mon métier », résume Lionel. Il aime aussi se battre pour lui. L'affaire de tous, c'est ce qu'il appelle de ses voeux. En cette moisson compliquée, la solidarité a beaucoup compté pour limiter la casse, solidarité dans les champs et dans les têtes.

Un problème agricole local ? Vous pouvez joindre Lionel au 06 84 01 47 64.

 

Les petites phrases de Lionel

  • Je me suis installé en 1993 et suis devenu président cantonal en 2010. Rendre service et défendre des valeurs, ça m'allait très bien.
  • Mon fils est coprésident de JA 27, mais je ne l'ai jamais poussé. Ils forment un groupe de jeunes qui s'entendent très bien. C'est la relève.
  • Vouloir être défendus sans cotiser, ça ne peut pas marcher longtemps.
  • On comptabilise 400 producteurs de lait dans le département dont 4 dans ma commune, mais aussi 3 éleveurs de moutons dont un atelier de transformation de lait de brebis. Le Pays d'Ouche est une terre d'élevage.
  • Notre-Dame-du-Hamel est une commune dynamique de 200 habitants dont je suis le premier adjoint. On a la chance d'avoir encore une épicerie et un restaurant gastronomique.
  • Du temps de mon beau-père, la commune a comptabilisé jusqu'à 90 résidences secondaires : des Parisiens, des Rouennais, des Caennais... Il y en a un peu moins aujourd'hui et la cohabitation se passe plutôt bien, mais il faut expliquer nos pratiques. Par ailleurs, il y a encore beaucoup de prairies autour des habitations.
  • Ce qui nous a poussés à nous équiper en robot de traite, c'est le manque de personnel.

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