L'Eure Agricole Et Rurale 18 mars 2019 à 16h00 | Par CHRISTOPHE SAVOYE, GDMA/GDS

Des cas de PPA de plus en plus nombreux en Belgique.

Depuis la mi-septembre, les autorités sanitaires belges ont confirmé 619 cas de PPA sur des sangliers. La situation n’est pas maitrisée à ce jour. La France a pris des mesures pour limiter le risque d’atteinte des suidés sur son territoire.

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Les autorités belges poursuivent les mesures contre la perce porcine africaine décidées initialement, en particulier l’éradication des sangliers sur le massif d’Etalle. Sur ce secteur, les chasseurs formés à la biosécurité sont autorisés à tirer le sanglier nuit et jour sans chien. Le piége ageest autorisé. Les carcasses sont collectées et les sangliers tués ou retrouvés morts sont testés. Une indemnisation forfaitaire est attribuée aux chasseurs pour tout sanglier collecté et transporté au centre d’analyse.
LA SURVEILLANCE SE POURSUIT EN FRANCE
Aucun cas de PPA n’a été décelé en France. L’activation du réseau Sagir a permis de tester 216 cadavres de sangliers en France, aucun n’a été testé positif à la PPA. De plus, depuis la mi-janvier, le ministère de l’Agriculture a décidé la mise en oeuvre d’une zone blanche,vidée de sanglier, en frontière franco-belge ainsi que d’un système de clôtures. L’objectif est d’empêcher, de limiter la possibilité d’introduire le virus en France. La clôture sera réalisée en trois tronçons le premier de 27 kilomètres puis elle sera complétée par 16,7 kilomètres de clôture au nord dans les Ardennes, et enfin d’un dernier morceau de 57,6 km en Meurthe-et-Moselle. Cette clôture sera haute de 1,5 mètre, et s’enfoncera de 50 centimètres dans le sol. Il est dommage que ces mesures n’aient pas été prises dès le mois d’octobre quand le risque a été confirmé.
BIOSÉCURITÉ
Dorénavant tous les éleveurs de porcs doivent être formés à la biosécurité. Les groupements proposent ces formations ainsi que GDMA-GDS. Les petits investissements (inférieurs à 10 000 euros) nécessaires à la mise en oeuvre des règles de biosécurité sont éligibles au soutien du Conseil départemental. La protection des élevages est indispensable L’objectif est d’éviter que le virus entre dans les élevages dans l’hypothèse où il aurait franchi la frontière via les sangliers. Le risque PPA est grand pour la filière porcine. Au premier cas confirmé en France sur la faune sauvage, les possibilités d’exportation de la viande de porc seraient pénalisées et l’économie de l’élevage dramatiquement détériorée.
LIMITER LES POPULATIONS
C’est pourquoi, l’action de prévention s’impose à tous.Ainsi, la prévention se décline d’une part via l’absolue nécessité de limiter drastiquement les populations de sanglier, relais sauvage du virus, limitant la progression du virus sur le territoire et d’autre part via le renforcement de la protection des élevages par application des règles de biosécurité. Depuis des mois l’alerte est donnée, les moyens de prévention sont connus, utilisons-les.

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