L'Eure Agricole Et Rurale 23 octobre 2013 à 08h00 | Par propos recueillis par Patrick Leroyer et Aurélie Neusy

cultures - “La modulation intra-parcellaire, c’est l’avenir de notre métier”

Sébastien Meslier, agriculteur dans l'Eure, a pratiqué pour la première fois cette année la modulation intra-parcellaire.Il partage son expérience.

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“Depuis un an, les conseillers de la chambre d’Agriculture m’accompagnent, en collaboration avec Defisol Service” explique Sébastien Meslier.
“Depuis un an, les conseillers de la chambre d’Agriculture m’accompagnent, en collaboration avec Defisol Service” explique Sébastien Meslier. - © (chambre d’agriculture 27)

Préserver son sol, bien connaître les besoins des plantes, optimiser l’usage des intrants sont des préoccupations quotidiennes. Afin de concilier économie et environnement et de répondre à l’hétérogénéité des parcelles, les conseillers de la chambre d’Agriculture de l’Eure accompagnent les agriculteurs souhaitant moduler leurs intrants au sein de leurs parcelles. Sébastien Meslier, qui a pratiqué pour la première fois cette année la modulation intra parcellaire revient sur cette pratique.


Vous pratiquez depuis peu la modulation intra-parcellaire, pourquoi avez-vous choisi de vous lancer dans cette pratique ?
S. Meslier : Pour être en phase avec les évolutions de l’agriculture, mais aussi pour des raisons économiques et environnementales. Il y a un an, je devais investir dans un nouveau matériel agricole : j’ai donc saisi l’occasion pour opter pour un matériel me permettant de moduler les intrants au sein de mes parcelles. C’est un choix que j’ai fait pour toute mon exploitation car la modulation intra-parcellaire, c’est l’avenir de notre métier. Cette technique, fondée sur une connaissance très fine des parcelles, permet non seulement de renforcer l’efficience des intrants, mais aussi de faire face à la volatilité des prix, d’anticiper de possibles baisses de revenus. En effet, en ayant une cartographie précise des parcelles, on peut diminuer ses intrants, choisir où faire l’impasse sur l’apport de potasse, de phosphore.

Comment s’est passée la mise en place de cette technique ?
S. Meslier : Depuis un an, les conseillers de la chambre d’Agriculture m’accompagnent, en collaboration avec Defisol Service. A partir de photos de l’historique de mes parcelles et d’anciennes photos aériennes (nous sommes remontés jusqu’aux années d’après-guerre, quand les parcelles étaient encore dissociées), des points de prélèvements géoréférencés au sein de mes parcelles ont été définis. Des analyses de sol ont été effectuées sur ces points (nous avons fait environ 1,3 analyse de sol/ha, ce qui a permis de faire une cartographie très précise de mon exploitation).
Un nombre d’analyse de sol plus important identifiera des différences de teneurs au sein de mes parcelles et d’optimiser les apports des intrants. La modulation intra-parcellaire est fondée sur le rééquilibrage de la richesse des sols, il vise un équilibre économique et environnemental en apportant la bonne dose, au bon endroit. C’est capital pour la préservation de l’environnement, mais aussi  économiquement, à cause du coût des engrais.

Vous modulez dans vos parcelles depuis un mois, comment s’est déroulée cette mise en route ??
S. Meslier : C’était très simple ! L’équipe de la chambre d’Agriculture m’a fourni (...)


La suite de cet article dans l'Eure Agricole du 24/10/13, pages 15 et 16

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