L'Eure Agricole Et Rurale 13 septembre 2019 à 11h00 | Par ADRIEN BOUREZ, GDS 27 ET GDMA 76

Contrôles avant-vente BVD et paratuberculose.

La BVD et la paratuberculose sont deux maladies très pénalisantes en élevage. Chaque éleveur doit donc oeuvrer pour limiter au maximum les risques de contamination de son cheptel.

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Privilégier avant la vente, le contrôle des maladies non règlementées.
Privilégier avant la vente, le contrôle des maladies non règlementées. - © J.-M. NICOL

Les achats d’animaux sont, dans ce cadre, des évènements à bien gérer, avec différents points essentiels :- pour la BVD, les bovins introduits doivent, quel que soit leur âge, satisfaire à une virologie négative dans les 15 jours précédents la vente. En cas d’achat de femelles gestantes, une sérologie additionnelle peut être demandée, et les veaux qui en seront issus devront faire l’objet d’un dépistage virologique le plus rapidement possible à la naissance ;- pour la paratuberculose, l’acheteur doit commencer par demander les 3 derniers indicateurs paratuberculose du vendeur (sur lait de tank pour les laitiers, sur sangs de prophylaxie pour les allaitants).

ANALYSES INDIVIDUELLES

Si ces 3 derniers indicateurs sont négatifs, une transaction peut être envisagée. Dans ce cas, des analyses individuelles doivent être effectuées dans les 15 jours avant-vente : PCR sur bouse si bovin de 15 à 24 mois, sérologie sur sang si bovin de 24 mois ou plus. Si le bovin a moins de 15 mois, seuls les 3 derniers indicateurs du vendeur seront pris en compte. En revanche, si le vendeur présente au moins un indicateur positif, la transaction est à risque, et ne doit donc pas avoir lieu. A ces deux pathologies s’ajoute la néosporose, comptant parmi les principaux agents responsables d’avortements infectieux chez les bovins, pour laquelle une sérologie est à effectuer dans les 15 jours avant-vente surtout bovin (mâle ou femelle) de plus de 6 mois et destiné à la reproduction. Côté acheteur, la mise en place de ces analyses avant-vente permettra de sécuriser et de simplifier (plus de quarantaine à l’introduction) les transactions d’animaux. Côté vendeur, cela évitera de voir un animal revenir au bout de quelques semaines suite à un dépistage positif chez l’acheteur. Les dépistages avant-vente constituent donc un pacte gagnant-gagnant pour chaque éleveur.

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