L'Eure Agricole Et Rurale 12 janvier 2017 à 10h00 | Par L'Eure Agricole

Cap Seine soutient la création d'ateliers ovins

ÉLEVAGE La coopérative a engagé une enveloppe de 700 000 euros sur cinq ans, pour accompagner la filière ovine.

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Guillaume Métayer, éleveurs à Parville, a été élu président de la section ovine de Cap Seine, prenant ainsi la suite de Pierre Bignaux.
Guillaume Métayer, éleveurs à Parville, a été élu président de la section ovine de Cap Seine, prenant ainsi la suite de Pierre Bignaux. - © Cap Seine

A l’image du soutien réalisé depuis cinq ans dans la filière bovine, qui a permis la création ou l’agrandissement d’une vingtaine d’ateliers produisant 1 400 animaux supplémentaires par an, la section ovine de Cap Seine lance l’ATZ’ovins (aide à taux zéro).

Pour François Bloc, responsable de l’activité élevage de Cap Seine, « la demande est là, il serait dom-mage de ne pas saisir cette opportunité et de profiter d’un débouché rentable pour les éleveurs de la région ». En effet, le marché de l’agneau français est déficitaire. Plus de la moitié de la consommation nationale est issue de l’importation. La demande est importante, notamment sur les mois d’hiver.

Une nouvelle dynamique régionale est engagée dans cette filière ovine avec une volonté de tous les acteurs de relancer la production et de développer les élevages à travers le renouvellement des générations et l’installation des jeunes.

La coopérative Cap Seine, avec sa section ovine, groupement de producteurs sur l’ensemble de la région Normandie y contribue largement. Présidée depuis le 20 décembre dernier par un éleveur de Parville, Guillaume Métayer, la section a la ferme volonté de mettre en marché davantage d’animaux. Le conseil d’administration de la coopérative a engagé une enveloppe de 700 000 euros sur cinq ans, pour accompagner la filière. L’ATZ’ovins permet de financer par une aide à taux zéro, un cheptel de brebis et/ou d’agnelles avec un remboursement sur cinq ans sur le produit agneaux ainsi que des plus-values sur la production.

La coopérative finance le cheptel, propose une réduction de 5 % sur l’approvisionnement et accorde une prime de performance par agneau si la productivité est au rendez-vous. A l’issue de la première année l’éleveur rembourse son financement à hauteur de 30 % de ses recettes, pendant cinq ans.

C’est une bonne alternative

L’exemple de jeunes récemment installés sur un atelier ovins, a encouragé la coopérative dans ce sens. Pour Rémy Ruby, éleveur à Hattenville (76), l’installation hors cadre familial parais-sait impossible, si ce n’est en ovin : « Cette activité qui me passionne demande moins d’investissement et de surface que d’autres élevages. On peut commencer avec très peu de moyens et de plus on peut s’agrandir rapidement ». Rémy a commencé en 1999 avec une brebis et gère aujourd’hui un troupeau de 180 brebis.

« Je souhaite encore développer mon troupeau. Les démarches auprès des banques ne sont pas évidentes quand on n’a personne pour vous épauler financière-ment. La solution que Cap Seine me propose avec l’ATZ est donc une bonne alternative pour moi. Sans l’ATZ je ne pourrais pas m’a-grandir aussi vite. En plus, le suivi avec Cap Seine et les techniciens est très réconfortant. »

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