Aller au contenu principal

Bien démarrer sa conversion en lait bio

Charlène et Thomas Fourdinier accueillent sur leur exploitation la nouvelle ferme du programme Reine Mathilde.

Charlène et Thomas Fourdinier sont installés depuis quatre sur leur exploitation située à Avesnes-en-Bray. La conversion de l’atelier lait est prévue pour le 1er mai 2020.
Charlène et Thomas Fourdinier sont installés depuis quatre sur leur exploitation située à Avesnes-en-Bray. La conversion de l’atelier lait est prévue pour le 1er mai 2020.
© Catherine Hennebert

L’Earl des Champs de Bray (76) devient ferme vitrine du programme Reine Mathilde et ouvrira ses portes le 7 novembre prochain à tous les éleveurs qui se posent des questions sur la conversion biologique de leur atelier lait, les conseillers et techniciens. « En début d’année, nous sommes allés à une réunion organisée par Danone sur leur perspective de développer le lait bio sur la zone de Ferrières-en-Bray.

Suite à une discussion avec l’entreprise, nous avons décidé que notre ferme accueille des essais et des portes ouvertes, dans le cadre du programme Reine Mathilde, pour promouvoir l’agriculture biologique sur le territoire. Pour le moment, nous n’avons pas d’expérience en production biologique mais nous aimerions réussir à prouver que la production laitière peut être rémunératrice, participe à la protection de l’environnement et qu’elle permet une qualité de vie  », précise Charlène.

Charlène et Thomas Fourdinier sont installés sur cette exploitation situées à Avesnes-en-Bray depuis quatre ans. En société avec les parents de Thomas, les jeunes gens ont décidé de passer leur exploitation laitière en agriculture biologique. La conversion se fera à partir du printemps 2020 mais des changements ont déjà vu le jour : « Nous souhaitions en particulier aller vers un système plus herbager, dans un but d’autonomie fourragère. Nous avons mis en place le pâturage tournant. Nous voulons produire en respectant notre environnement.

Depuis deux ans, nous baissons les IFT sur les cultures et la conversion en bio vient en continuité. Au 1er mai 2020 nous convertissons l’atelier lait, allaitant et l’atelier maraîchage.

La conversion des cultures de vente se fera progressivement.

Je pense que Danone a du mal à trouver des éleveurs qui acceptent de se convertir car nous sommes sur un territoire où le potentiel des sols permet les cultures industrielles. Les intentions de conversion sont très faibles malgré une prime à la conversion de Danone de 50 euros les 1000 litres  ».

ETRE AU COEUR D’UNE DYNAMIQUE DE RÉFLEXION TECHNIQUE

En devenant ferme vitrine, Charlène et Thomas acceptent de tester des pratiques qui ne vont pas forcément fonctionner mais leur motivation est d’être dans une dynamique de réflexion technique. L’Institut de l’élevage est coordinateur. La chambre d’agriculture est partenaire, ainsi que l’association Lait Bio Bray, Agronat, Bio En Normandie, Littoral Normand, les Civam, la Société nationale des groupements techniques vétérinaires. Danone, Les 2 Vaches et Danone Ecosystème sont financeurs.

Les essais prairies mis en place sur la ferme ont pour objectif de déterminer le mélange prairial et la modalité de semis la plus adaptée au contexte de l’exploitation pour l’implantation d’une prairie permanente productive en été. En ce qui concerne les essais cultures, ils concerneront les méteils et leur capacité à contrôler le salissement en produisant un aliment d’intérêt pour le troupeau. Des essais seront également mis en place pour comparer les modalités de désherbage des céréales et pour évaluer l’intérêt des maïs population. Des prairies temporaires de fauche, en mélange ou en pure, seront testées sur leur capacité à contrôler le salissement, à produire un aliment intéressant pour les bovins et à fournir de l’azote aux cultures suivantes.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Quel matériel utiliser pour nettoyer et pailler les logettes ?

L’entretien quotidien des logettes est une opération indispensable pour assurer le confort et le bon état sanitaire des bovins…

Sébastien Lecornu, Premier ministre, s'adresse aux agriculteurs.
Lettre ouverte du Premier ministre aux agriculteurs de France.
Mesdames et Messieurs, Je ne vous écris pas pour vous rassurer, mais pour vous dire les choses clairement.
Les principales étapes de fabrication du fromage.
Comment fabriquer des fromages à la ferme en Normandie ?
De nombreux agriculteurs normands transforment leur lait à la ferme pour mieux le valoriser, notamment en fromages. Malgré un…
Outre la ville de Bayeux et les Normands, les liniculteurs et partenaires sont à fond derrière l'équipe locale pour cette coupe de France.
Florian Lemasson, du champ de lin au stade de foot.
Florian Lemasson, responsable cultures et semences à la Coopérative linière du nord de Caen, s'est illustré mardi dernier pour un…
Figure 1 : résistance au piétin-verse repérée par marquage moléculaire du gène Pch1 chez des variétés de blé tendre.
Le génotypage couplé au phénotypage permet de caractériser plus rapidement les variétés.
Rapidité, essais raisonnés, maîtrise des coûts... Combiner le marquage moléculaire à du phénotypage classique accélère le…
Cive d'été. Disposant d'une bonne résistance au stress hydrique et thermique, le tournesol, en association avec du maïs ou du sorgho, s'avère une solution satisfaisante en Seine-Maritime, d'autant que certaines variétés, spécifiques aux Cive, s'affichent à un prix très abordable.
Cive d'hiver ou d'été : bien choisir les espèces à implanter.
Pour réussir leurs couverts intermédiaires à valorisation énergétique (Cive), les agriculteurs doivent semer des espèces…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole