L'Eure Agricole Et Rurale 25 mai 2017 à 16h00 | Par L'Eure Agricole

Betteraves : des surfaces en forte augmentation dans l'Eure

SUCRE La fin des quotas est abordée avec optimisme grâce à la mise en place de nouveaux outils.

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La betterave sucrière dans l'Eure, c'est 9000 hectares en 2016 pour 750 exploitations. Le syndicat betteravier, présidé par Alexandre Quillet, annonce une augmentation des surfaces de 4 000 hectares en 2017 dans le département, soit un total de 13 000 hectares. Les planteurs eurois ont saisi l’opportunité de développer la production en rai-son de la fin des quotas et de la libéralisation du marché du sucre. « Les Normands ont augmenté leurs surfaces de manière considérable. Il faut aller jusqu’au bout avec une juste répartition de la valeur ajoutée. Nouveaux planteurs, nous sommes à votre disposition pour vous aider », a commenté le président le 16 mai, lors de l’assemblée générale du syndicat au Neubourg. « Ensemble encore plus forts pour notre avenir »

Alexandre Quillet a souligné l’importance d’adhérer à la CGB. « Nous sommes à 92 %, il est difficile d’atteindre 100 % mais plus on s’en approche, plus on est costaud face aux deux fabricants. Avec 20 % de représentativité, ce serait difficile de demander quelque chose. » Afin de convaincre les planteurs de cotiser, la CGB a lancé une campagne intitulée « Betteraviers ! Ensemble encore plus forts pour notre avenir Un geste pour les jeunes

En 2017, la cotisation a diminué de 25 %, passant de 0,33 à 0,25 centimes d’euros la tonne à 16°. Le syndicat a également fait un geste pour les jeunes agriculteurs en 2016, avec un remboursement d’une partie des cotisations « pour qu’ils souffrent moins de l’année », explique le président. La campagne a en effet été décevante en raison des conditions climatiques qui ont fait chuter le rendement.

La prochaine campagne bette-ravière pourrait être allongée de 20 % (de 106 jours à 130 jours) pour améliorer la rentabilité des usines et leur capacité de concurrence. Des mécanismes de compensation sont en réflexion à la CGB pour les planteurs qui accepteront des arrachages précoces ou du stockage pour permettre cet allongement en début ou en fin de campagne. « En Europe, on produit 2 à 3 millions de tonnes de plus que ce qui est consommé sur notre continent, donc il faut se positionner sur de nouveaux marchés. On vise la durabilité ». La recherche aide à progresser également. Grace à l’amélioration variétale et aux progrès techniques, les rendements sont passé de 8 tonnes de sucre à l’hectare à la fin des années 70 à 12,9 tonnes à l’hectare en moyenne ces 5 dernières années.

L.G

UNE INTERPROFESSION UNIQUE

Après une adaptation du droit européen, des accords interprofessionnels signés pour trois ans ont conduit à la création d’une interprofession unique : l’association interprofessionnelle de la betterave et du sucre (AIBS). Ils ont aussi donné lieu à des commissions de répartition de la valeur entre planteur et transformateur par entreprise. La profession met beaucoup d’espoir dans ce nouveau dispositif jugé fondamental pour assurer une valeur ajoutée pour les planteurs. Le coût de production a été calculé par les centres de gestion à 25,50 euros la tonne de betterave à 16°.

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