L'Eure Agricole Et Rurale 09 avril 2014 à 15h32 | Par propos recueillis par F.Carbonell

Aménagement - Des missions incontournables

Guy Jacob préside la commission «Territoire » de la chambre d’Agriculture de l’Eure. Il en explique aujourd’hui les enjeux pour l’Eure.

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Guy Jacob, le président de la commission                                            et Sandrine Vandenabeele, la responsable d’équipe Territoire
Guy Jacob, le président de la commission et Sandrine Vandenabeele, la responsable d’équipe Territoire - © (F.C)

Vous êtes le président de la Commission territoire de la chambre d’Agriculture.  Une première présentation…
Après les élections de la chambre d’Agriculture en mars 2013, nous avons installé cette commission en souhaitant qu’il y ait un ou deux représentants élus dans chaque territoire structuré de l’Eure. Ces territoires  sont les pays ... Mais il y a également les trois grosses agglomérations de l’Eure, le GEA, la Case et la Cape. En fait, ces territoires « structurés » sont des territoires de projets qui peuvent émarger à des financements de type contrat plan Etat-Région. Cela étant dit, nous avons le souci de poursuivre la structuration de cette commission même si, il faut le souligner, des relais professionnels existaient déjà sur le territoire eurois, s’appuyant naturellement sur nos techniciens. Il s’agit de travailler en binôme car, que ce soit l’élu ou le technicien, chacun doit être à l’écoute du territoire. Et la finalité de cela, c’est de permettre à l’agriculture d’être présente là où les décisions se prennent dans ce domaine. Concrètement, tous ces relais mis en place participent à  tout ce qui s’organise sur le territoire, que ce soit autour de réunions économiques ou autres... D’ailleurs, nos élus doivent être dans les conseils de développement. A partir de là, c’est à eux de s’impliquer et de faire remonter l’information.



- © DR-DR

Parmi les objectifs affichés, il y a la limitation de la consommation d’espaces agricoles. Est-ce que la charte qui a été créée à cet effet lors  du précédent mandat répond  aux attentes ?
Si nous prenons les chiffres à l’instant T, je vous dirais non. Par contre, si nous prenonsen compte les évolutions constatées dans les documents d’urbanisme et la manière d’appréhender cette problématique, nous avons indiscutablement avancé. Seulement, comme tout dossier en cours de formalisation, il faut savoir laisser du temps au temps. En fait, concrètement, sur les deux dernières années, nous avons constaté que les documents d’urbanisme des collectivités locales dans l’Eure étaient beaucoup moins consommateurs d’espaces agricoles. Avec 20 ou 30 documents d’urbanisme validés par an sur les  675 communes du département, nous sommes certes encore loin d’une sensibilisation de tous les acteurs locaux. Mais la prise de conscience autour de la mise à jour de leur document d’urbanisme est une réalité.

Cela dit, nous rencontrons toujours la même difficulté, celle concernant la partie Ouest du département où il y a très peu de  documents d’urbanisme. Du coup, comme la nature a horreur du vide, on comprend que les propriétaires décident de vendre sans se préoccuper de l’incidence que cela peut avoir sur le monde agricole qui l’entoure.A chaque fois qu’un terrain (de 2000 ou 3000 m2) part ainsi sans autre contrôle, on diminue d’autant, par exemple, les zones d’épandage et l’on créée des contraintes supplémentaires pour les exploitations agricoles en place. Avec les risques, à terme, que ces décisions font prendre aux exploitations. C’est vraiment très impactant car c’est du mitage. Ainsi,  je souhaite vraiment, pour cette mandature, que toutes les communes du département disposent de documents d’urbanisme. Même si nous en sommes loin, les choses bougent plutôt favorablement. Et peut être que la nouvelle loi Alur participera à cette évolution vers laquelle nous devons tendre.


De même, toujours dans les objectifs, il y a la valorisation de l’activité agricole dans les schémas territoriaux. Sur quels leviers vous appuyez-vous aujourd’hui pour atteindre cet objectif ?

(...)

La suite de cet article dans l'Eure Agricole et Rurale du 10/04/14, page 04

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