Aller au contenu principal

200 agriculteurs devant le Conseil d'État.

C'est un véritable coup de force que les agriculteurs ont mené mardi 14 décembre devant le Conseil d'État à Paris. Au petit matin, devant l'institution, près de 200 agriculteurs venus de tous les départements du Grand bassin parisien ont débarqué plaques de tôle, palettes, terre, paille et ont allumé un feu.

La délégation euroise devant le Conseil d'État.
La délégation euroise devant le Conseil d'État.
© CCD

En l'absence des forces de l'ordre durant près d'une heure, les élus agricoles des différents départements ont pris le temps de s'exprimer. « Nous avons le sentiment que le Conseil d'État est devenu un deuxième Gouvernement et notre incompréhension est totale vis-à-vis des décisions prises », a scandé le président de la FNSEA Grand bassin parisien, Damien Greffin, évoquant l'annulation par le Conseil d'État du décret sur les Zones de non-traitement l'été dernier. « Le principe de précaution est devenu un principe d'inaction et ces gens-là n'ont pas conscience de la proportionnalité de leur décision, a-t-il ajouté. Avec le délai de prévenance, il faudrait contacter tous les riverains à chaque fois qu'on sort un tracteur. Mais y a-t-il des gens qui savent de quoi ils parlent ? ».

Après ce temps d'échanges, les manifestants ont été encerclés par les forces de l'ordre dans une atmosphère qui s'est rapidement tendue. Après plus d'une heure de face-à-face, plus de la moitié d'entre eux ont été arrêtés, fouillés et emmenés en bus au commissariat où ils ont été placés en garde à vue une bonne partie de la journée.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Pour vos festins de fin d’année, mettez à l’honneur les produits locaux dans vos assiettes

Les confitures et les pâtes de fruit euroises constituent des cadeaux d’exception pour les fêtes de fin d’année.

La taxe MACF pourrait atteindre 144 € par tonne d'urée importée.
Prix des engrais : la FNSEA lance un cri d'alerte.
La FNSEA exige le report d'urgence de la nouvelle taxe européenne de Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières (MACF).
À l’approche des fêtes de fin d’année, les chapons de la Ferme de la Sente aux Ânes sont prêts à être transformés.

Depuis cinq générations, la Ferme de la Sente aux Ânes se consacre à l’élevage et à la polyculture sur une superficie de 200…

Manifestation le 7 juillet 2024 près de l'ambassade du Brésil à Paris. 
Mercosur : la France lâche du lest... et ses agriculteurs ?
Le président de la République a indiqué que la France pourrait très certainement apposer sa signature en bas du Traité du…
L'implantation, premier levier de maîtrise pour les pois et féveroles d'hiver.
La phase de semis approche pour les pois et les féveroles d'hiver. Afin de minimiser le risque de maladie et de maîtriser au…
Colza de pois à 6 feuilles.
Premier bilan du projet visant à mieux gérer les graminées adventices à l'échelle de la rotation.
Les agriculteurs sont confrontés à une pression croissante des graminées hivernales (ray-grass, vulpin...). Cette situation…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole